J'apprends que j'aime toujours colorier
- Jennifer DeSha
- 6 févr.
- 2 min de lecture
Bienvenue dans ma série « Démasquer l’autisme ». J’y partage mes découvertes alors que je commence à comprendre mon expérience de l’autisme et à me reconnecter doucement à moi-même. Ces articles sont personnels, sincères et écrits avec tendresse pour les parties de moi qui ont survécu pendant des années.
À un moment donné, j'ai oublié que j'adorais colorier.
Quand j'étais enfant, colorier me paraissait naturel. Facile. C'était quelque chose que je faisais sans me soucier de la productivité, du résultat ou de savoir si je « faisais bien ». C'était simplement de la joie, sous la forme de crayons et de pages blanches.
En vieillissant, j'ai peu à peu mis de côté cette partie de moi-même. Le coloriage est devenu une activité d'enfants, quelque chose d'inutile, pour laquelle je ne prenais plus le temps.
Jusqu'à récemment.
Il y a quelques semaines, j'ai repris un livre de coloriage. Cette fois-ci avec du beau papier, des feutres doux et des crayons qui se mélangeaient parfaitement. Et presque instantanément, quelque chose en moi s'est apaisé.
Je me suis rendu compte que je n'aime pas seulement colorier.
J'en ai besoin.

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Le coloriage est devenu l'une des activités les plus apaisantes et régulatrices de ma vie. La douce répétition du remplissage des formes. Le mouvement lent et intentionnel de mes mains. La concentration tranquille que je consacre au choix des couleurs et au spectacle d'une page qui prend vie. Cela me ramène à l'instant présent comme peu de choses y parviennent.
Pour mon système sensoriel, c'est un cadeau.
Les textures, la pression du crayon, le glissement doux du feutre sur le papier. La prévisibilité. Le silence. Cela apaise mon système nerveux sans exiger de mots ni d'explications. Quand mes pensées s'agitent ou que je me sens submergée, colorier m'offre un refuge paisible.
Il y a aussi quelque chose de profondément tendre dans ce sentiment d'enfance.
Pas enfantin. Comme un enfant.
De la meilleure façon qui soit.
Quand je colorie, je retrouve ma liberté. Je ne joue pas un rôle. Je ne répare rien. Je ne prouve rien. Je crée simplement parce que ça me fait du bien. Parce que ça m'apaise. Parce que ça me rappelle la jeune fille que j'étais, qui savait se reposer sans culpabilité.
Je crois qu'il y a un aspect guérisseur à revenir aux choses qui nous apportaient autrefois du réconfort, avant que le monde ne nous apprenne à nous précipiter, à nous endurcir et à les dépasser.
Le coloriage est devenu pour moi une de ces petites pratiques sacrées. Une joie paisible. Une forme de jeu. Un doux rappel que la douceur a toujours sa place dans ma vie.
Et c'est peut-être là le plus beau aspect.
En choisissant de colorier à nouveau, je choisis le moment présent. Je choisis le calme. Je choisis de laisser respirer mon enfant intérieur.
Et ça, c'est la liberté.
Merci d'être là. Si un passage de ce texte vous a touché, j'espère que vous vous sentez un peu moins seul(e). J'apprends encore, je me dévoile encore, et je choisis encore la compassion plutôt que la honte, un instant à la fois.
Bisous,
jd
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